« Un dessin qui prend vie»

Au début du cinéma, particulièrement les premiers courts métrages d’animation avant 1906, les films affichent une fascination avec des dessins ou des photographies statiques qui deviennent vivants. On peut citer le début de Humorous Phases of Funny Faces (J. Stuart, 1906) et Fantasmagorie (Emile Cohl, 1908) car ces films commencent par une main qui dessine le personnage avant que le personnage bouge pour la première fois. Après qu’il y a une image statique, l’animation commence. J’ai appliqué le même principe pour la séquence d’une fille dans la photographe en noir-et-blanc. La photographie commence comme une image fixe, mais après l’image prend vie jusqu’à former une petite vidéo, même le cadrage bouge autour le page de carnet. Et à la fin, il y a une main qui viens et prend la photo afin de montrer que c’est juste un feuillie de papier. Alors, le début et fin de cette séquence utilise les mains d’une vraie personne pour situer l’animation dans le monde réel où le carnet existe vraiment. Et entre les deux interventions de la réalité, il y a la magique d’animation qui donne une vie à la photographie de la fille. Aussi, l’idée d’un carnet de croquis se retrouve aussi dans le film Little Nemo (Winsor McCay, 1911). On peut voir que le monde animé est rompu quand la fin d’animation interrompt le mouvement et que la caméra fait un zoom arrière pour révéler une main tenant un carnet. Dans le même principe, ce film de McCay représente la tradition d’avoir un dessin qui bouge dans un papier à deux dimensions.

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